.: ABC du Vin :.
Appellations et Crus classés
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Monbazillac

Catégorie de l'appellation
Classement AOC
Date du classement 15/05/1936
Carte
Caractéristiques géographiques
Pays France
Région Sud-Ouest
Sous-région Dordogne
Commune(s)
  • Dordogne :
    Colombier, Monbazillac, Pomport, Rouffignac de Sigoulès, Saint-Laurent des Vignes.

Sol Argile, Calcaire
Superficie (ha) 1905
Climat Océanique
Couleurs et cépages
Couleur(s) Blanc
Encépagement Cépages principaux : Muscadelle, Sauvignon, Sauvignon gris, Sémillon. Cépages accessoires (10 % maximum) : Chenin, Ondenc, Ugni blanc.
Production (hl) 51040
Dégustation
Type de vin Vin liquoreux à la robe or évoluant vers l'ambre en vieillissant, aux arômes miellés et confits d'agrume (citron, pamplemousse), de fleurs (acacia), de fruits (abricot, figue, mirabelle, pêche), de pain d'épice et de rôti... Devenant de plus en plus complexe avec l'âge.
Température de service 07 °C à 10 °C
Garde potentielle 20 ans et +
Autres informations
Appellation(s) rattachée(s) Monbazillac Sélection de grains nobles
Appellation(s) de repli(s)
Site internet Site officiel de l'appellation
Caractéristiques
.: ABC du Vin :.

Présentation :
Vin produit au sud de Bergerac sur la rive gauche de la Dordogne autour de la commune de Monbazillac.
Le vignoble est disposé sur des coteaux pentus (la Côte Nord qui domine Bergerac) orientés vers le nord, un plateau qui descend en pente douce vers la Gardonnette et des terrasses limoneuses au bord de la Dordogne sur un sol argilo-calcaire.
Cette disposition particulière crée un micro-climat qui favorise les brumes matinales permettant le développement de la pourriture noble.
Particularité, il est également possible de produire sous certaines conditions dans l'appellation Côtes de Bergerac.
Le climat est océanique.
Le nom de l’appellation viendrait du latin Mont basilica ou Basiliacus.

Histoire :
Le vignoble de Monbazillac ne s'est développé qu’à partir du 16ème siècle, contrairement à celui de Bergerac.
Dès 1080, le chevalier Hélie III ou IV de Périgord, comte de Périgueux fonde le monastère Saint-Martin à Bergerac. Probablement un vignoble fut créé à proximité de ce monastère.
L’existence d’un port à Bergerac va développer les échanges avec Bordeaux et le vignoble s’étendre autour de Bergerac.
Le privilège de Bergerac (nul ne peut vendre son vin dans Bergerac s'il n'est bourgeois) va bloquer ce développement hors de Bergerac, tout comme le privilège de Bordeaux freinera la vente des vins de Bergerac.
Conséquence dès le début du 15ème siècle, les bourgeois de Bergerac vont progressivement racheter les posessions des moines sur Monbazillac et le 4 septembre 1495, la Vinée de Bergerac regroupant les vignobles dépendant de cette ville va s'étendre à Monbazillac et former ce qui s'appelera la Vinée sud de Bergerac (sud de la Dordogne).
Ces rachats vont se traduire par le défrichement de la côte de Monbazillac et le développement de la vigne.
En 1511, le parlement de Bordeaux accorde à Bergerac l’interdiction de vendre les vins chargés à Bergerac et provenant d’autres vignobles que ceux de la Vinée de Bergerac.
Durant le 16ème et le 17ème siècle, apparaissent de grands domaines d’une superficie supérieure à 100 hectares sont créés.
A la fin du 17ème siècle, suite à la révocation de l'édit de Nantes le 18 octobre 1685 (édit de Fontainebleau) sous le règne de Louis XIV (1638-1715), le commerce entre Bergerac et les Provinces Unies (Pays-Bas) où se sont réfugiés de nombreux huguenots, la production de vins moelleux et liquoreux se développe avec l'utilisation du cépage Muscadelle (appelé muscat fou). Les vins de Monbazillac sont alors vendus sous le nom du propriétaire ou du lieu d'origine, ce que l'on appelle les marques hollandaises. Les Vins sont alors appelés Vins de muscat ou Madère du Périgord.
Conséquence de cette émigration la taille des domaines diminue et les négociants de Bergerac rachète ces domaines.
La Révolution française provoque une crise de la viticulture avec la disparition des débouchés vers les Provinces Unies notamment.
Vers 1850, le vignoble de Monbazillac a repris ces exportations vers la Belgique et les Pays-Bas.
Vers 1880, le phylloxéra atteint le vignoble de Monbazillac et en 1885, la totalité du vignoble est atteinte.
Dès 1895, le vignoble est reconstitué et abandonne la plantation en foule et au début du 20ème siècle, la viticulture devient la principale source de revenu de Monbazillac.
Le développement du chemin de fer permet la diffusion du Monbazillac en France.
En 1907, le syndicat viticole de Monbazillac est créé.
En 1909, le conseil d'état statuant en assemblée générale défini la délimitation de l'appellation d'origine Bordeaux. Parmi les communes désignées, il y avait 41 communes de la Dordogne : dans le canton de Vélines, les communes de Carsac, Minzac, Montpeyroux, Saint-Martin de Gurçon, Saint-Méard de Gurçon, Villefranche-de-Longchapt. Dans le canton de Sigoulès : les communes de Cunèges, Flaugeac, Gageac à Rouillac, Mescoulès, Monbazillac, Monbos, Monestier, Pomport, Puyguilhem, Razac-de-Saussignac, Sigoulès et Thénac. Dans le canton de la Force : Prigonrieux. Canton d'Issigeac : Bouniagues, Colombier. Canton de Bergerac : Bergerac (partie de la commune située au nord de la ligne du chemin de fer de Libourne au Buisson), Lembras, Saint-Laurent des Vignes et Saint-Nexant.
Décision annulée définitivement deux ans plus tard, en 1911, par la décision de limiter l'appellation Bordeaux aux communes du département de la Gironde.
La première guerre mondiale va provoquer une nouvelle crise de production.
Le 15 mai 1936, l’appellation d’origine contrôlée est créée avec les délimitations géographiques définies par la cour d’appel de Bordeaux en mars 1934.
En 1940, la cave coopérative de Mobazilllac est créée.
En 1942, une zone de grands crus est définie à l’intérieur de l’appellation.
En 1953, la superficie du vignoble est de 2989 hectares.
Le 5 mai 1960, la cave coopérative rachète le château de Monbazillac et son vignoble de 25 hectares.
En 1969, la superficie du vignoble est de 2735 hectares.
En 1985, des hommes-grenouilles britanniques ont repêché quatorze bouteilles de Monbazillac 1747 dans les cales d'un navire nommé Amsterdam qui a coulé en 1749 au sud-est du Royaume-Uni dans la baie d'Hastings. Ce vin dégusté était toujours comestible avec une robe de couleur marron et des notes ressemblant à un vin d'une quarantaine d'années.
En octobre 1992, le décret d'appellation est modifié et rend obligatoire les vendanges manuelles par trie successives de raisins atteints de pourriture noble.
Le 12 octobre 2009, l’appellation Monbazillac Sélection de grains nobles est créée.

Les vins :

Il est possible de produire en appellation Côtes de Bergerac en même temps que dans l’appellation Monbazillac à condition que la différence entre le rendement en Côtes de Bergerac moins le rendement en Monbazillac soit inférieur à la quantité déclarée en appellation d’origine contrôlée Monbazillac affectée d’un coefficient k égal à 1,8 (soit un maximum de 45 hL/ha).
Densité minimale de plantation : 4000 pieds à l'hectare.
L’irrigation est interdite.
Encépagement : Cépages principaux : Muscadelle, Sauvignon, Sauvignon gris, Sémillon. Cépages accessoires (10 % maximum) : Chenin, Ondenc, Ugni blanc.
Méthode de vendanges : Vendanges manuelles par tries successives.
Rendement visé : 30 hL/ha.
Rendement butoir : 40 hL/ha.


.: ABC du Vin :.Blanc liquoreux :
.: ABC du Vin :.

Richesse minimale des moûts : 221 g/L.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 14 %.
Titre alcoométrique volumique acquis minimum : 12 %.
Enrichissement : Autorisé.
Techniques soustractives d’enrichissement : Les techniques soustractives d'enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d'un taux de concentration de 10 %.
Enrichissement par sucrage à sec ou moût concentré rectifié : Autorisé. Dans la limite d’un titre alcoométrique volumique total après enrichissement de 15%.
Titre alcoométrique volumique total après enrichissement : 20 %.
Sucres résiduels : 45 g/L minimum.
Élevage au minimum jusqu’au 15 mai suivant la récolte.
Commercialisation possible à partir du 1er juin de l’année suivant la récolte.
Dégustation :
Vin liquoreux à la robe or évoluant vers l'ambre en vieillissant, aux arômes corsés et généreux, miellés et confits d'agrumes (citron, pamplemousse), de fleurs (acacia), de fruits (abricot, figue, mirabelle, pêche), de pain d'épice et de rôti... Devenant de plus en plus complexe avec l'âge.
Température de service : 06-09 °C.
Garde potentielle : 20 à 50 ans et +.

.: ABC du Vin :.Blanc liquoreux :
.: ABC du Vin :.

Richesse minimale des moûts : 255 g/L.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 17 %.
Titre alcoométrique volumique acquis minimum : 12 %.
Enrichissement : Interdit.
Sucres résiduels : 85 g/L minimum.
Élevage au minimum jusqu’au 1er juin de la 2ème année suivant la récolte.
Commercialisation possible à partir du 15 juin de la 2ème année suivant la récolte.
Dégustation :
Vin liquoreux à la robe or évoluant vers l'ambre en vieillissant, aux arômes miellés et confits d'agrume (citron, pamplemousse), de fleurs (acacia), de fruits (abricot, figue, mirabelle, pêche), de pain d'épice et de rôti... Devenant de plus en plus complexe avec l'âge.
Température de service : 10-12 °C.
Garde potentielle : 20 à 50 ans et +.
Dernière modification: 13 Mai 2017
Éditeurs: Sylvain Torchet
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