.: ABC du Vin :.
Appellations et Crus classés
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L'Etoile

Catégorie de l'appellation
Classement AOC
Date du classement 31/07/1937
Carte
Caractéristiques géographiques
Pays France
Région Jura-Savoie
Sous-région Jura
Commune(s)
  • Jura :
    L'Étoile, Plainoiseau, Quintigny, Saint-Didier.

Sol Marnes
Superficie (ha) 50
Climat Continental
Couleurs et cépages
Couleur(s) Blanc / jaune
Encépagement Chardonnay, Poulsard (Ploussard), Savagnin
Production (hl) 2021
Dégustation
Type de vin
Température de service
Garde potentielle
Autres informations
Appellation(s) rattachée(s)
Appellation(s) de repli(s)
Site internet Site du Comité Interprofessionnel des Vins du Jura
Caractéristiques
.: ABC du Vin :.

Présentation
Appellation située au nord-est de la ville de Lons-le-Saunier à l'intérieur de l'aire d'appellation Côtes du Jura dans la région naturelle du Revermont qui traverse du nord au sud le département du Jura. Le Revermont sépare le massif du Jura de la Bresse et s'étire sur une bande de 80 kilomètres de longueur et de 6 kilomètres de large entre Salins les Bains au nord et Saint-Amour au sud.
Le Revermont est délimité à l’est par le premier plateau calcaire du massif jurassien, d’une altitude moyenne de 550 mètres et à l’ouest, par la plaine formant la bordure orientale du fossé bressan.
Le vignoble est installé sur un sol de marnes calcaires.
Le climat est océanique avec d'importantes précipitations et une influence continentale due à la forte amplitude thermique.
Le nom viendrait du fait que le village de L'Étoile est entouré de 5 collines formant les branches d'une étoile et parce que le sol constitués de marnes grises et rouges contient de nombreuses pentacrines (étoiles de mer fossilisées datant de l’ère secondaire).

Histoire
Le vignoble existerait dans le Jura dès la période celte (-800/200 après J.-C.) et romaine.
La présence de la vigne dans cette partie du Jura remonte au moins à l'époque de la domination romaine qui implantera la vigne ici au fur et à mesure de sa domination sur les peuples gaulois. Pline le jeune (61 ?-115?), adopté par son oncle maternel Pline l'Ancien (23-79) citerait l'existence des vins du Jura en parlant de la Séquanie ou Séquanaise (Maxima Sequanorum).
Un édit de l'empereur Probus (232-282) demande la plantation de vignes sur les collines favorables de Séquanie.
Après la chute de l'empire romain, le vignoble continue au moins d'être cultivé par les religieux pour un usage sacramentel.
En 1223, on retrouve la première mention du cépage Savagnin en Franche-Comté.
En 1272, Jean Ier de Chalon-Arlay (1258-1315) seigneur d’Arlay et vicomte de Besançon défini une réglementation du mode de culture de la vigne afin de préserver la qualité des vins.
Dans le même sicèle, on retrouve la première mention d'un vignoble à L'Etoile.
Au 14ème siècle, l'existence du Macvin est connue et surnommé Le Galant par Marguerite III de Flandre (1350-1405) épouse de Philippe II de Bourgogne (1342-1404), dit Philippe le Hardi.
En 1395, un édit de Philippe II de Bourgogne interdit la culture du cépage Gamay au profit du Pinot noir sur l'ensemble de ses possessions afin d’améliorer la qualité des vins produits. Il était duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d'Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines. Un autre édit de la même année interdit l'emploi du fumier dans les vignes comme engrais car il donne un vin jaune et gras.
Au 15ème siècle, le cépage Pinot noir est cultivé dans le Jura.
Au 16ème siècle, les chanoinesses du Chapitre bénédictin Notre-Dame de Château-Chalon créeraient une recette à base de moût de raisin fraîchement pressé et mis à cuire avec des épices avant d’être assemblé à 1/3 d’eau-de-vie de marc de Franche-Comté. Ce serait l'ancêtre du Macvin.
En 1620, le cépage Trousseau est cité pour la première fois.
En 1717, les cépages Chardonnay et Savagnin sont présents en Franche-Comté et probablement dans le Jura.
En 1731, le cépage Trousseau est cultivé dans le Jura et en Franche-Comté.
Le 21 juillet 1732, un édit du parlement de Besançon dresse une liste de quinze bons cépages autorisés. Dans l'ordre : Pulsard noir (Poulsard), Gros ou Petit noirin (Pino tnoir), Baclans (Béclan), Trousseau, Malvoisie, Pulsard gris (?), Grappenoux, Petit margillin (Béclan?), Pulsard blanc (Poulsard blanc), Sauvagnin (Savagnin), Blanc court ou brun (Gewurztraminer), Milleran (?), Luzannois ou Valet blanc (Chardonnay), Chasselard (Chasselas?). Les mauvais cépages à arracher : Menu blanc (Sacy?), Mouland (?), Moulard (Brun Fourca ?), Pourriette (Peurion), Roussotte (?), Foirard (Dameron ou Gueuche noir), Fariné ou Gauche (Fariné blanc).
Au 19ème siècle, le vignoble jurassien va connaître son apogée.
En 1816, la superficie du vignoble jurassien est de 16060 hectares.
En 1838, la vigne possède une superficie totale de 18550 hectares.
Au milieu du 19ème siècle, l'amélioration des moyens de communication (train notamment) améliore encore les ventes et le développement du vignoble.
En 1888, le vignoble jurassien possède une superficie de 19384 hectares malgrè l'apparition du phylloxéra en 1879 à Montfleur (sud du département) qui ravagera le vignoble jusqu'en 1895.
Au début du 20ème siècle, la superficie du vignoble du Jura est de 7915 hectares.
En 1904, la société de viticulture d'Arbois, syndicat viticole est créée.
En 1906, les vignerons d'Arbois menés par Alexis Arpin (1867-1946), secrétaire de la société de viticulture d'Arbois, décident d'une grève de l'impôt et demandent le rétablissement du droit des bouilleurs de cru. C'est une des premières manifestations des révoltes de vignerons du début du 20ème siècle. La même année, la fruitière vinicole d'Arbois est fondée.
En 1907, un autre syndicat viticole est créé, la société de viticulture du Jura.
A la veille de la première guerre mondiale, la superficie du vignoble est d'environ 11000 hectares.
A partir de ce moment, la superficie va décroitre en raison des deux guerres mondiales et de l'exode rural.
Le 15 mai 1936 est accordé la première appellation d'origine contrôlée française : Arbois et le 29 mai 1936 est créé l'appellation Château-Chalon.
Le 31 juillet 1937, les appellations Côtes du Jura et L'Etoile sont créées.
Le 9 septembre 1937, l'appellation L'Etoile mousseux est créée.
Vers 1985, la superficie du vignoble du Jura est de 1450 hectares dans le département du Jura avec une structure très familiale.
En 1993, la superficie du vignoble du Jura est de 1650 hectares.
Le 9 octobre 1995, l'appellation d’origine contrôlée Crémant du Jura est créée.
Le 30 avril 2001, les vins effervescents des appellations d’origine contrôlées : Arbois mousseux, Arbois-Pupillin mousseux, Côtes du Jura mousseux et l'Etoile mousseux sont reversées dans l'appellation Crémant du Jura.

Les vins
Densité minimale de plantation : 5000 pieds à l'hectare.
Pas de disposition concernant l'irrigation.
L'essentiel de la production de l'appellation s'effectue en blanc.

.: ABC du Vin :.Blanc :
Rendement autorisé : 60 hL/hectare.
Rendement butoir : 72 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum).
Ils sont issus majoritairement de l’assemblage des cépages Chardonnay et Savagnin.
Richesse minimale des moûts : 161 g/L.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 10,5 %.

Dégustation :
Vin a la robe jaune or aux arômes de fleurs blanches (aubépine, tilleul), de noisettes grillées et de noix avec une note de pierre à fusil marquée.
Apte à la garde et rarement commercialisé jeune.

.: ABC du Vin :.Jaune :
Rendement autorisé : 60 hL/hectare.
Rendement butoir : 72 hL/hectare.
Particularité de l'élevage de ce vin, celui-ci se fait sans ouillage, pour favoriser l'apparition d'un voile de levures.
L'élevage sous le voile dure un minimum de 60 mois dans des caves à l’atmosphère sèche et connaissant d'importantes variations de températures durant les saisons afin de permettre au vin d’acquérir le Goût de Jaune.
La mise en bouteille s'effectue obligatoirement dans une bouteille nommée Clavelin et correspondant à ce qu'il reste d'un litre de vin après 6 ans et 3 mois d'élevage. Les vins ne peuvent pas être vendus avant le 1er janvier de la 7 ème année suivant celle de la récolte.
Le cépage Savagnin est également appelé Naturé.
Richesse minimale des moûts : 161 g/L.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 10,5 %.

Dégustation : Vin à la robe jaune or avec des arômes de noix, de miel et d’amandes grillées.
Nécessité d'ouvrir la bouteille 24 heures avant sa dégustation.
Apte à une très longue garde.

.: ABC du Vin :.Paille :
Rendement autorisé : 20 hL/hectare.
Rendement butoir : 20 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum).
Les raisins doivent être passerillés hors souche pendant une durée minimale de 6 semaines sur des lits de paille, sur des claies ou suspendus dans des locaux ventilés naturellement ou artificiellement sans dispositif de chauffage de l’air.
Richesse minimale des moûts : 320 g/L.
Richesse maximale des moûts : 420 g/L.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 10,5 %.

Dégustation :
Vin à la robe ambrée, capiteux aux arômes de fruits confits (orange), de pruneau, avec des notes de café, de caramel, de pain grillé et de miel.
Apte à une longue garde.

.: ABC du Vin :.Blanc effervescent :
Les vins blancs effervescents produits dans l'aire d'appellation sont reversés dans l'appellation Crémant du Jura à compter du 30 avril 2001.
Dernière modification: 31 Juillet 2017
Éditeurs: Sylvain Torchet
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