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Appellations et Crus classés
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Montrachet

Catégorie de l'appellation
Classement Bourgogne Grand cru
Date du classement 31/07/1937
Carte Montrachet Grand Cru
Caractéristiques géographiques
Pays France
Région Bourgogne
Sous-région Côte de Beaune
Commune(s)
  • Côte d'Or :
    Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet.

Sol Calcaire, marnes
Superficie (ha) 8
Climat Continental
Couleurs et cépages
Couleur(s) Blanc
Encépagement Chardonnay
Production (hl)
Dégustation
Type de vin Vin étoffé à la texture onctueuse, à la robe or-vert, aux arômes de beurre, de fleurs (acacia, aubépine), d'agrume (citron), de fruits secs (amande) avec des notes épicées, végétales (fougère) et miellées.
Température de service 12 °C à 14 °C
Garde potentielle 5 à 12 ans
Autres informations
Appellation(s) rattachée(s) Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet
Appellation(s) de repli(s) Chassagne-Montrachet 1er Cru ou Puligny-Montrachet 1er Cru, Chassagne-Montrachet ou Puligny-Montrachet, Bourgogne, Bourgogne grand ordinaire, Bourgogne Ordinaire
Site internet Site officiel des vins de Bourgogne
Caractéristiques
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Présentation
Ce climat Grand cru est situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Beaune et se partage entre les communes de Chassagne-Montrachet et de Puligny-Montrachet (4,01 ha). Il est surplombé par le climat Chevalier-Montrachet et domine le Bâtard-Montrachet, vignoble dont il est séparé par une route.
Le vignoble est installé dans une bande étroite et allongée avec une pente moyenne de 10 %, perpendiculaire à la pente sur un sol argilo-calcaire sur socle calcaire à une altitude comprise entre 250 et 270 mètres. Le vignoble est orienté plutôt au sud pour la partie située sur la commune de Chassagne-Montrachet et au sud-est pour la partie située située sur le territoire de Puligny-Montrachet.
Son nom vient du vieux français Mont Rachaz qui signifie le mont chauve ou mont où rien ne pousse.

Histoire :
Dès 1252, l'abbaye cistercienne de Maizières mentionne dans ses propriétés le Mont Rachaz, don de Pierre et Arnolet de Puligny, où elle possède des vignes et des terres.
En 1286, Guy Berrier de Chagny fait don de parcelles de vigne En Mont Rachez.
En 1308, Jean de Chassaignes possède les vignes de Montrachet.
En 1365, Jean de Mypont, seigneur de Corberon, est le seigneur de Puligny et possède le Montrachet.
Vers 1388, Philippe II de Bourgogne (1342-1404), dit Philippe le Hardi, après l'assassinat d'un de ses huissiers, confisque les terres et titres de Jean de Mypont et les offrent aux Chartreux de Dijon.
En 1391, maître Jean Perron (1360-1425), licencié es loix, achète aux Chartreux la terre de Jean de Mypont en se faisant passer pour lui.
La seigneurie de Puligny va alors se transmettre de génération en génération dans la famille qui sera anoblie après 1450.
En 1482, François de Perrières, seigneur de Chassagne indique posséder 5 ouvrées de vignes en Mont-Rachat.
En 1493, Philippe de Horberg possède une partie du Montrachet en tant que seigneur de Chassaigne.
On retrouve ensuite Pierre Jeannin ( ?-1623) baron de Montjeu et premier président du Parlement de Bourgogne, propriétaire de cette partie.
En 1577, Jean-Baptiste de la Boutière achète la seigneurie de Chassaigne.
Il transmet la seigneurie de Chassaigne à son fils, Michel de la Boutière.
Après son décès, c'est Jean de la Boutière qui reçoit la seigneurie.
En 1627, M. Bonnard, d'Arnay-le-Duc achète pour la somme de 750 livres 24 ouvrées de Montrachet.
Jean de la Boutière transmet ensuite la seigneurie de Chassaigne à Antoine François de Clermont-Montoison (1613-1679), marquis de Montoison et époux depuis le 18 décembre 1643 de Marguerite de la Boutière (1625-1650) puis de Marguerite De La Baume (1635-?) épousée vers 1652.
Les autres propriétaires du Montrachet sont alors : monsieur Boiveau (24 ouvrées), monsieur Bonnard (27 ouvrées) d'Arnay-le-Duc et monsieur de Sassenay (36 ouvrées) de Saint-Aubin.
Son fils, Louis Rostaing de Clermont-Montoison (1655-?), marquis de Montoison et aide de camp de Louis II de Bourbon prince de Condé hérite ensuite du titre. Celui-ci épouse, le 7 juin 1677, Angélique de la Croix-Chevrières (1665-?).
L'héritier de la seigneurie de Chassaigne sera ensuite Jean François Antoine de Clermont-Montoison (?-1741) qui épousera, le 15 novembre 1717, Catherine de Thésut (1697-1734).
La génération suivante sera représentée par Louis Claude de Clermont-Montoison (1722-1784), marquis de Montoison, baron de Chagny, mousquetaire de la Garde du Roi et brigadier de l'infanterie qui reçu en 1736 ou 1741 la seigneurie de Chassaigne, le vignoble du Mont Rachet propriété de la seigneurie représentant à cette époque une surface de 100 ouvrées (4,28 hectares) pour un total de 180 ouvrées.
Louis Claude de Clermont-Montoison n'ayant pas d'héritier mâle, désigne son frère Claude Louis (1730-1787 ?) comme héritier, puis, après le décès vers 1787 de celui-ci, son neveu Louis-Henri de Clermont-Montoison (1771-1792), décédé sans avoir été marié.
En 1774, Claude Courtépée (1721-1781), parle dans sa Description générale et particulière du Duché de Bourgogne cite les vignes du Mont-Rachet : le Montrachet l'emporte sur tous les vins blancs de Bourgogne et de l'Europe.
En 1792, c'est Anne Charles de Clermont-Montoison (1773-1855), troisième fils de Claude Louis de Montoison qui hérite de la seigneurie de Chassaigne. Dans le même temps, Jeanne-Marie de Clermont-Montoison (?-1822), fille de Claude-Louis de Clermont-Montoison épouse en 1777 Amable Charles de Laguiche (1747-1794), marquis de Laguiche et comte de Sévignon et reçoit le vignoble du Montrachet.
Suite à la Révolution française, une partie du climat appartenant à Amable Charles de La Guiche (guillotiné à Lyon le 27 juin 1794), fut saisie comme bien national.
Le 22 mars 1794, Henri Pourtalès achète aux enchères pour les sommes respectives de 35000 et 37100 livres les deux lots de Montrachet, représentant une superficie de 100 ouvrées approximativement, la famille de Laguiche conservant une parcelle d'environ 2 hectares.
Quelques temps plus tard, une partie (la totalité?) du lot attribué pour 37000 livres, environ est cédé à la famille Bouchard. La moitié de ce lot sera ensuite partagé entre trois familles : Boillerault, Cellard et de Volnay.
En 1855, Jules Lavalle indique dans Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Cote-d'Or que le Montrachet possède une superficie de 3 hectares, 95 ares et 30 centiares et que les propriétaires sont messieurs Batault, de Courtivron, Godard-Poussignol, le marquis de la Guiche, Morelot et Serre.
Le 15 février 1921, le tribunal de Beaune définit les délimitations de l’appellation d’origine Montrachet.
Le 31 juillet 1937, l'appellation d'origine contrôlée est accordée par un décret publié au Journal Officiel le 11 août 1937. Le cépage unique est le Chardonnay, la richesse minimale en sucre des moûts est fixée à 212 g/L, le rendement maximal autorisé est de 30 hL/ha (moyenne sur 5 ans) et le degré alcoolique minimal des vins fixé à 12,5 °.
En 2007, il y a 18 propriétaires et 26 producteurs.
Le décret du 14 novembre 2011 porte le rendement visé de 40 à 48 hL/ha. En 2012, François Pinault, gérant d'Artémis et fondateur du groupe Pinault Printemps Redoute (devenu Kering) achète pour au moins un million d’euros une ouvrée (4,28 ares) appartenant au Château de Puligny-Montrachet.

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Les vins :
En 2007, il y a 18 propriétaires et 26 producteurs.
Le plus important producteur est la maison Drouhin qui exploite depuis 1946 les 2,06 hectares possessions du Marquis de Laguiche.
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Vin étoffé à la texture onctueuse, à la robe or-vert, aux arômes de beurre, de fleurs (acacia, aubépine), d'agrume (citron), de fruits secs (amande) avec des notes épicées, végétales (fougère) et miellées.
Température de service : 12-14 °C (54-57 °F).
Garde potentielle : 15 à 30 ans.

Synthèse des conditions de production du décret d'appellation :
  • Densité minimale de plantation : 9000 pieds à l'hectare.
  • L'irrigation est interdite.
  • Encépagement : Chardonnay.
  • Rendement visé : 48 hL/ha.
  • Rendement butoir : 54 hL/ha.
  • Richesse minimale en sucre des moûts : 187 g/L.
  • Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 11,5 %.
  • Enrichissement : Autorisé.
  • Titre alcoométrique volumique total maximum après enrichissement : 14,5 %.
  • Teneur en sucres résiduels : 3 g/L maximum.
  • Élevage au minimum jusqu'au 15 juin de l’année suivant la récolte.
  • Commercialisation possible à partir du 30 juin suivant la récolte.
  • Dernière modification: 5 Août 2018
    Éditeurs: Sylvain Torchet
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